Le Groupe de travail « Secteur des soins de santé» a été instauré en 2010. Il s’occupe principalement de la politique salariale dans ce secteur.
La problématique de la rémunération des infirmier(ère)s en chef est un des dossiers d’actualité dans le secteur des soins de santé.
Il s’avère en effet que ces infirmier(ère)s en chef, en ce qui concerne leur rémunération, se trouvent actuellement entre le marteau et l’enclume. En dépit du fait que l’infirmier(ère) en chef remplit une tâche essentielle, qu’il (elle) assume plus de responsabilités que l’infirmier(ère) et qu’il (elle) a suivi une formation plus poussée, l’analyse montre que son salaire-poche est souvent inférieur à celui d’un infirmier(ère).
La raison en est claire. Du fait que les infirmier(ère)s en chef ne forment qu’un petit groupe qui, d’une part, ne fait pas partie de la direction mais qui, d’autre part, ne constitue qu’une fraction du personnel soignant, ils (elles) ne sont pas représenté(e)s directement dans la concertation sociale. En conséquence, leurs revendications sont ignorées. De par la structure de la concertation sociale actuelle au sein de laquelle seule la loi du nombre de membres joue, il n’est pas possible pour les petits groupes de faire prendre en considération leurs problèmes spécifiques au sein de cette concertation sociale.
Il s’agit d’une situation que nous voyons dans bon nombre d’environnements: le groupe central dans l’entreprise, la plupart du temps des cadres, est négligé car il n’a pas le pouvoir opérationnel pour agir via la direction, ni le nombre pour se défendre via les organisations syndicales classiques.
Cette situation du cadre moyen n’est pas unique.
La CNC en tant que représentante des cadres connait ce problème. Il se manifeste dans tous les services publics ainsi que dans le secteur privé. Via ses groupes de travail, la CNC déniche les situations difficiles pour les porter ensuite à l’attention des décideurs politiques.