Newsletter mars: Crise énergétique : une menace grandissante pour notre industrie
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La crise énergétique en cours, marquée par la flambée des prix du gaz et de l’électricité, érode progressivement la compétitivité de notre industrie.
Le secteur chimique, fortement dépendant du gaz naturel importé, est particulièrement exposé. Il peine désormais à concurrencer des pays bénéficiant de ressources gazières nationales. L’impact sur l’emploi a été sévère, avec des fermetures d’usines et des restructurations devenant de plus en plus fréquentes. Dans ce contexte, la CNC se tient aux côtés des cadres touchés par ces bouleversements industriels.
La hausse des prix de l’électricité mine davantage la performance industrielle. La situation résulte en partie de décisions prises par le gouvernement précédent, qui ont conduit à la fermeture de centrales nucléaires qui fournissaient autrefois plus de 50 % de l’électricité du pays à des prix compétitifs. Aujourd’hui, seuls deux réacteurs nucléaires restent en fonctionnement. La capacité arrêtée a été en grande partie remplacée par des centrales au gaz et de l’électricité importée.
Cette politique a non seulement affaibli la souveraineté énergétique, mais a également eu un impact sur les emplois de haute qualité dans le secteur de l’électricité. Elle a en outre pesé sur la balance des paiements du pays, augmentant la dépendance aux approvisionnements énergétiques étrangers.
En conséquence, notre industrie est désormais forcée de concurrencer à l’international tout en étant grevée par des prix de l’électricité qui la mettent dans une situation de désavantage évident. Les coûts énergétiques sont un élément crucial des dépenses de production. L’Allemagne, confrontée aux défis de sa transition énergétique (Energiewende), a finalement dû subventionner les prix de l’électricité pour protéger sa base industrielle. Pour l’industrie chimique, réduire les prix du gaz est devenu une priorité stratégique.
Pour l’Europe, cela signifie restaurer une base énergétique souveraine : reconsidérer l’exploration et la production de gaz localement.
De même, garantir l’accès à l’électricité à un coût abordable doit reposer sur la gestion optimale des capacités nationales de production. L’énergie nucléaire, en tant que source éprouvée et de production pilotable d’électricité devrait de nouveau jouer un rôle central dans le mix énergétique du pays. Tant au niveau européen, à travers la FECER, qu’au niveau belge, la CNC continue de défendre ces deux objectifs essentiels.
Roland Glibert - Délégué info

































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